Catégorie : Pratique de coaching

  • Comment mieux gérer son temps ?

    Comment mieux gérer son temps ?

    Dans nos sociétés modernes, nous courrons tous après le temps, mais au fait, comment faire pour mieux gérer cette ressource si précieuse ?

     

    Planifier votre journée

    La première idée pour mieux gérer son temps est de planifier votre journée.
    Hum, là, vous vous dites sûrement que c’est pas très utile comme conseil, car c’est probablement un des conseils les plus répandus pour apprendre à mieux gérer son temps. Et puis que vous avez déjà essayé, mais que ça n’a pas fonctionné.

    OK … OK … je ne vais pas trop m’attarder dessus alors.
    Mais quand même, avoir une idée de ce qu’on doit faire dans la journée peut aider.
    Alors demandez-vous au début de votre journée :
    « Qu’est-ce que je souhaite accomplir aujourd’hui ? »

     

    Arrêter de vouloir tout contrôler

    Parfois, lorsqu’on essaie de gérer son temps, on essaie de trop bien faire, et on perd son temps en sur-planification, et dans de trop nombreuses « todo-lists ». Si c’est votre cas, alors je vous inviterais plutôt à ne plus chercher à tout contrôler, ni à tout planifier.

     

    Notez ce que vous avez à faire (à un seul endroit)

    Pour arrêter de tout planifier, il est important d’avoir l’esprit clair, et pas encombré. L’idée de faire des « todo-lists » reste donc intéressante. Mais, seulement, prenez l’habitude de tout noter au même endroit, sinon vous allez passer votre temps à trier vos « todo-lists ».

     

    Faites le tri dans vos projets

    Un autre aspect qui m’a beaucoup aidé dans la (non) gestion de mon temps, a été de faire la liste de mes projets en cours et à venir.
    Par projet, j’entends un ensemble d’actions à faire dans un ordre donné.

     

    Ne planifiez que les prochaines actions de vos projets dans vos todo-lists

    Pour chacun de vos projets en cours, prenez l’habitude de ne noter que la prochaine action à faire.
    Par exemple, si votre projet est : « ranger le garage », demandez-vous qu’est-ce qui vous empêche de terminer ce projet maintenant ?

    • Peut-être devez-vous aller acheter des sacs poubelles.
    • Peut-être devez-vous vous renseigner sur l’heure d’ouverture de la décharge.

    Si vous n’avez pas de sac poubelle (et que vous en avez besoin pour ranger votre garage), votre prochaine action ne peut pas être « aller à la décharge », mais doit être « aller acheter des sacs poubelles ».

    Il s’agit donc bien ici de planifier les prochaines actions, mais pas toutes les actions futures.
    Au fil du temps, les actions futures deviendront vos prochaines actions.

     

    Travaillez sur vos tâches les plus urgentes et les plus importantes en premier

    Commencez toujours par les tâches les plus urgentes et les plus importantes dans la liste de vos prochaines actions.
    Si vous ne savez pas bien comment prioriser vos tâches. Classez-les par urgence, et par importance dans un tableau comme celui-ci :

     

    N’oubliez pas votre niveau d’énergie

    Cependant n’oubliez pas votre niveau d’énergie et le temps que vous avez devant vous lorsque vous devez choisir une activité à réaliser.
    Vous n’allez pas commencer une tâche intellectuelle difficile lorsque c’est la fin de la journée, et que vous êtes déjà trop fatigué(e) pour vous concentrer.

     

    Commencez à l’heure et terminez à l’heure – Time boxing

    Un autre secret pour bien gérer son temps est de commencer à l’heure avec tous ses rendez-vous, y compris les rendez-vous avec soi-même.
    Il est tout autant important de terminer à l’heure ses rendez-vous.

    Il s’agit du principe du « time-boxing ».

    Essayez de jouer le jeu, et de ne surtout pas dépasser votre créneau alloué.
    Il est parfois surprenant de voir qu’on arrive à faire en 2h de « time-boxing », ce qu’on n’a pas réussi à faire en 2 jours sans limites de temps.

    NB : Laissez-vous exceptionnellement la possibilité de prendre quelques minutes en plus pour terminer votre tâche en cours.

     

    Mettez de l’espace entre vos activités

    Pour pouvoir déborder exceptionnellement de vos activités, prenez l’habitude de laisser suffisamment de temps entre vos activités (entre 15 et 30 minutes minimum).
    La majorité du temps, utilisez ces espaces pour vous ressourcer, en faisant une pause de 15 minutes avant votre prochaine activité par exemple.

     

    Notez uniquement vos activités « time-boxées » dans votre agenda

    Notez uniquement vos rendez-vous ou vos activités « time-boxées » dans votre agenda.
    Ne planifiez pas toutes vos activités dans votre agenda, sinon vous n’aurez plus la souplesse de pouvoir choisir vos activités en fonction de votre niveau d’énergie.

    Prenez l’habitude de planifier des créneaux « time-boxés » vides dans lesquels vous choisirez le moment venu quelle activité est la plus urgente à faire, et/ou celle que vous avez le plus envie de faire.

     

    Apprenez à dire non et à prendre votre place

    Si vous êtes déjà surchargé(e), apprenez à dire non à votre interlocuteur lorsque ce dernier vous ajoute un nouveau dossier à votre pile de dossiers en cours.
    Si votre interlocuteur est votre manager, dites-lui que vous n’avez pas le temps nécessaire pour faire toutes les activités demandées dans le temps imparti.
    Puis, demandez-lui de prioriser les tâches indispensables.

    Dès qu’il vous semble impossible de réaliser les tâches demandées dans le temps imparti, informez votre manager, et demander lui de prioriser les tâches. Prenez l’habitude d’estimer vous-même les tâches que l’on vous donne à faire.

    N’oubliez pas qu’il est toujours de votre responsabilité d’estimer combien de temps vous pensez mettre sur une tâche. Ça n’est pas de la responsabilité de votre manager.
    Donc si vous pensez que vous allez mettre 3 jours pour traiter le dossier truc-bidule, et qu’il vous assure que non. Ne négociez pas. Dites-lui que vous planifier 3 jours, et que si vous finissez avant, ça sera tant mieux.

    Prenez l’habitude d’informer votre manager dès que vous voyez qu’il vous faudra plus de temps que ce que vous aviez prévu au départ.
    Rappelez-vous que vous êtes humain, et qu’un être humain normal n’est pas capable de prévenir l’avenir, et qu’une estimation reste une estimation, car on peut toujours se tromper.
    N’oubliez pas non plus que c’est tout à fait ok de se tromper.

     

    Apprenez à déléguer et à demander de l’aide

    Si vous êtes débordé(e), apprenez à déléguer et/ou à demander de l’aide.
    Après tout, on est rarement seul dans un projet.
    Et si vous êtes votre propre patron(ne), et que vous travaillez seul(e), demandez-vous quelles sont les personnes qui pourraient vous aider. Je suis certain qu’il y en a.
    Si vous n’en trouvez pas, alors il temps de vous construire un meilleur réseau de soutien.

     

    Apprenez à renoncer

    Je me souviens d’un homme rencontré lors d’un atelier de développement personnel qui était débordé dans ses activités le weekend.
    Je ne sais pas s’il était aussi débordé dans son travail, mais sûrement.

    Il avait une peur du vide, et il préférait combler chaque instant avec des choses à faire. Il avait tellement de choses à faire qu’il pensait souvent à la prochaine chose à faire alors qu’il était en train de faire quelque chose d’autre. Il n’était donc jamais vraiment présent à ce qu’il faisait.

    Si c’est votre cas, il peut être intéressant d’apprendre à renoncer à certaines activités. Ça sera probablement difficile ou douloureux, et pour y arriver il est important d’apprendre à mieux gérer ses émotions.

     

    Apprenez à ralentir

    Pour être plus présent dans ce que l’on fait, il peut être intéressant d’apprendre à ralentir.
    Cela permet d’être plus concentré, et d’être moins agité ou tourmenté par ses pensées.
    Il est impressionnant de voir comment le stress peut être une source de perte de temps important.

     

    Apprendre à gérer votre énergie

    Et si le problème n’était pas tant de savoir mieux gérer votre temps, mais plutôt de savoir comment mieux gérer votre énergie ?
    C’est la question que pose Tony Schwartz dans son livre « The power of full engagment / Le pouvoir de l’engagement total ».

    Ça sera l’occasion d’un autre article à venir sur « comment mieux gérer son énergie ? ».

     

    Prenez un coach

    J’espère que, grâce à cet article, vous avez trouvé certaines pistes intéressantes pour apprendre à mieux gérer votre temps.
    Cependant, je souhaite attirer votre attention sur le fait qu’il ne suffit pas de savoir ce qu’il faudrait faire pour changer de façon durable.

    En effet, pour changer, il faut créer de nouveaux comportements.
    Et pour créer de nouveaux comportements, il est utile, voir indispensable, de travailler sur nos propres croyances limitantes afin de les dépasser.

    Changer seul(e) n’est pas facile, car on ne voit pas ses propres croyances limitantes.
    C’est pourquoi, il plus facile de changer en se faisant accompagner par un coach.

    Je serai heureux de pouvoir vous accompagner vers une meilleure gestion de votre temps.

    A travers un programme de coaching intégral®, vous serez plus à même de découvrir et de dépasser les croyances limitantes de votre façon d’être actuelle, tout en construisant les muscles (=nouveaux comportements) de votre nouvelle façon d’être.

    Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à travailler avec moi pour suivre un programme de coaching intégral®.

     

    Auteur : Kévin Solinski – Date : 24 août 2017

  • Quelques principes pour la pratique de la méditation

    Quelques principes pour la pratique de la méditation

    Chaque matin, prenez 10 à 15 minutes pour faire la pratique suivante :

    1. Asseyez-vous, soit sur un coussin de méditation, soit sur une chaise. Asseyez-vous de façon à avoir votre colonne vertébrale droite et tirée vers le haut. Mettez vos mains sur votre cœur ou votre ventre pendant les cinq premières minutes, puis si vous le souhaitez, mettez-les sur vos genoux ou placez-les sur vos genoux paumes vers le bas ou vers le haut, d’une façon qui soit confortable pour vous. Vous voulez être assis(e) de façon droite mais sans contraction ou rigidité. Vous êtes droit(e), détendu(e), mais pas lâche (un peu comme un chat). La posture est importante et être assis(e) bien droit(e) peut sembler ne pas être naturel au premier abord, cela semblera plus naturel alors que vous continuerez votre pratique.
    2. Une fois que vous êtes installé(e) dans votre posture, attirez votre attention sur votre ventre et votre poitrine et voyez comment ils se déplacent avec votre respiration. Sans changer votre respiration en aucune façon, remarquez simplement le mouvement de votre ventre et votre poitrine qui se soulèvent et qui s’abaissent à chaque inspiration, et à chaque expiration.
    3. Gardez les yeux à moitié ouverts, regardant en face de vous. Si vous pouvez vous asseoir face à un mur blanc ou vide, c’est préférable. Abaissez votre regard (à 45 degrés vers le bas) et regardez le mur sans trop focaliser vos yeux. Gardez votre bouche fermée (ou quasiment fermée) et détendue. Faites en sorte que votre langue touche le haut de votre palais.
    4. Comptez les inspirations et les expirations en silence, en commençant par un et allant jusqu’à dix. Si vous perdez le compte, revenez à un sans vous blâmer ou vous en inquiéter. Ce n’est pas un concours. Lorsque vous arrivez à dix, revenez de nouveau à un.
    5. Après un certain temps vous pouvez arrêter de compter si vous le souhaitez et simplement vous asseoir en suivant avec vigilance chaque respiration, entrant et sortant, du ventre et de la poitrine.
    6. Si vous sentez des sensations dans le corps (comme des douleurs, de la chaleur ou de la libération), ou si vous remarquez des pensées ou des émotions qui surviennent (qui n’en ayez aucun doute surviendront), traiter les toutes de la même façon : soyez attentif/-ve à celles-ci, mais n’y soyez pas trop intéressé(e). N’essayer pas de repousser vos sensations. Au contraire, ressentez-les vraiment. Soyez avec elles. Pleurez, mettez-vous en colère, criez si vous en avez besoin. Mais appréhendez vos sensations au lieu de les mettre au placard.
    7. Dès que vous remarquez que vous êtes préoccupé(e) par une pensée, émotion, ou sensation physique, utiliser cela comme un signal pour revenir à l’attention de votre posture, de votre ventre, et de votre poitrine.

    Ajout du 4 novembre 2019 :
    En complément de l’article que vous venez de lire, peut être serez-vous intéressé(e) par un nouvel article sur les dangers de la méditation, c’est par ici.

  • Cultiver son attention

    Cultiver son attention

    Je suis en train de lire le livre « Mind Your Life » de Meg Salter (qui est coach intégral, tout comme moi). Je vous conseille ce livre, il est bien écrit, et se lit facilement. Meg, dans son livre, donne plusieurs pratiques aidant à cultiver son attention. J’ai envie de vous faire part d’une de ces pratiques ici.

     

    Pour moins souffrir, il est important de savoir où se porte notre attention, de cultiver son attention, ou de faire attention à son attention.

    Mais comment apprendre à faire attention à son attention ? et pourquoi le faire ?

    Je vais commencer par le pourquoi. En étant plus attentif à notre attention, on est plus à même d’être en lien avec notre expérience sensorielle (visuelle, auditive, somatique). C’est intéressant, parce que souvent la souffrance vient de notre résistance à la douleur, on pourrait traduire via la formule mathématique :

    Souffrance = Résistance x Douleur.

    En apprenant à faire attention à son attention, on est donc plus à même de ressentir notre douleur, et donc paradoxalement de moins souffrir.

    Pour cultiver cette méta-attention, je vous invite à prendre un temps au calme, et seul(e).
    Prenez une posture où votre dos sera droit et sans appui, les mains sur les cuisses, les pieds à plat sur le sol.

    1. Laissez votre attention se focaliser sur n’importe quelles sensations de votre expérience, ça peut être en
    lien avec votre vision, votre audition, ou votre ressenti somatique.
    2. Commencez par remarquer, et par « noter » (dans votre tête) chaque expérience de vos sens. Puis
    pour un bref instant, focalisez vous sur la sensation.
    3. Si vous le souhaitez, utilisez un mot pour nommer votre expérience : Voir, Ecouter, Ressentir.
    4. Si votre expérience sensorielle est soudainement arrêtée, et que vous le remarquez, vous pouvez utiliser le
    mot « parti » pour « noter » cela (dans votre tête).
    5. Répétez ce processus, pendant environ 3 à 5 minutes.

    Variantes : Vous pourriez vouloir faire cette pratique en vous focalisant uniquement sur un sens, et sur un
    mot :
    – Sens en lien avec le ressenti corporel : Ressentir (ce que vous ressentez physiquement ou
    émotionnellement)
    – Sens en lien avec les sons : Ecouter (ce que vous entendez en vrai, ou dans votre tête)
    – Sens en lien avec la vision : voir (ce que vous voyez avec les yeux ouverts, ou fermés)

    NB : Durant cette pratique, par moment, vous allez vous observer en train de penser. C’est tout à fait normal.
    Lorsque ça se produit, notez le, et revenez à la pratique d’observer vos sensations.
    C’est cette observation (et le fait de revenir à la pratique) qui cultive votre attention.

     

    Besoin d’aide ? prenez un coach

    J’espère que, grâce à cet article, vous avez trouvé certaines pistes intéressantes pour apprendre à cultiver votre attention.
    Cependant, je souhaite attirer votre attention sur le fait qu’il ne suffit pas de savoir ce qu’il faudrait faire pour changer de façon durable.

    En effet, pour changer, il faut créer de nouveaux comportements.
    Et pour créer de nouveaux comportements, il est utile, voir indispensable, de travailler sur nos propres croyances limitantes afin de les dépasser.

    Changer seul(e) n’est pas facile, car on ne voit pas ses propres croyances limitantes.
    C’est pourquoi, il plus facile de changer en se faisant accompagner par un coach.

    Je serai heureux de pouvoir vous accompagner vers une meilleure gestion de votre temps.

    A travers un programme de coaching intégral®, vous serez plus à même de découvrir et de dépasser les croyances limitantes de votre façon d’être actuelle, tout en construisant les muscles (=nouveaux comportements) de votre nouvelle façon d’être.

    Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à travailler avec moi pour suivre un programme de coaching intégral®.

     

    Auteur : Kévin Solinski – Date : 13 novembre 2017

  • L’art du lâcher prise (avec la méthode Sedona)

    L’art du lâcher prise (avec la méthode Sedona)

    Introduction à la méthode Sedona®

    (Traduction d’un email de Hale Dwoskin, avec son autorisation, par Kévin Solinski)

    Comme pour tout processus ou perspective, plus vous l’explorez et plus d’énergie vous y mettrez dedans, plus vous obtiendrez en retour.

    Ici, voici un peu de ce que vous pouvez attendre du lâcher prise : http://community.sedona.com/60-days-letting-go/

    Une revue du processus de base

    Aujourd’hui, nous allons utiliser le processus de base pour clarifier quelques-uns des problèmes typiques dont je m’occupe dans mes retraites avec les étudiants qui commencent. Je veux que vous soyez conscient de cela dès maintenant pour vous aider à lâcher prise aussi facilement que possible.

    Nous posons trois questions basiques au début du cours :

    Est-ce que vous pouvez lâcher prise ?

    Est-ce que vous voulez lâcher prise ?

    Quand ?

    Qu’est-ce que veulent dire ces questions ?

    Ce qui suit est quelques simples étapes à suivre, lorsque vous travaillez les six premiers enregistrements. S’il vous plait, rappelez-vous que vous n’aurez pas appris la méthode Sedona® en entier tant que vous n’aurez pas écouté les 20 enregistrements audio. Le cœur de la méthode Sedona ® est sa capacité à vous aider à arriver à la racine de toutes vos limitations, et de lâcher prise au niveau le plus profond. Nous ne commençons ce travail qu’à partir de l’enregistrement numéro cinq.

    Note du traducteur : les enregistrements sont en anglais, le livre de la méthode Sedona ® a été traduit en français. En tant que francophone, je pense que c’est déjà un très bon début de commencer par ce livre.

    Première étape

    Focalisez-vous sur votre problème, et ensuite autorisez-vous à ressentir tout ce que vous ressentez dans ce moment. Ceci peut sembler simple, mais c’est nécessaire. La plupart d’entre nous vivons dans nos pensées, images, histoires à propos du passé et du futur, plutôt que d’être attentif à ce que nous ressentons dans le moment présent. Hors le seul instant où nous pouvons vraiment faire quelque chose sur notre ressenti (et donc sur notre métier ou notre vie) est MAINTENANT.

    Deuxième étape

    Posez-vous l’une des trois questions suivantes : « Est-ce-que je peux laisser ce sentiment s’en aller ? » ou « Est-ce-que je peux laisser ce sentiment être ici ? » ou « Est-ce-que je peux accueillir ce sentiment ? »

    Ces questions vous demandent seulement s’il vous est possible d’agir. « Oui » ou « non » sont toutes deux des réponses acceptables. Vous allez souvent lâcher prise même quand vous direz « non ». Faites de votre mieux pour répondre à la question que vous avez choisie tout en ayant un minimum de pensée, en restant à l’écart d’une évaluation de vous-même ou d’un débat interne sur les mérites de cette action et de ses conséquences.

    Toutes les questions utilisées dans ce processus sont délibérément simples. Elles ne sont pas importantes en elles-mêmes, mais sont conçues pour vous indiquer l’expérience du lâcher prise. Continuez avec la troisième étape peu importe la réponse à votre première question.

    Troisième étape

    Peu importe avec quelle question vous avez commencé, posez-vous cette simple question : « Est-ce-que je le veux ? » En d’autres mots : « Est-ce-que j’en ai la volonté ? »

    Encore une fois, restez à l’écart de tout débat interne. Rappelez-vous également que vous êtes toujours en train d’effectuer ce processus pour vous-même dans le but d’obtenir votre propre souveraineté et clarté. Il n’est pas important que le sentiment soit justifié, de longue date ou juste.

    Si la réponse est non, ou si vous n’êtes pas certain (ou certaine), demandez-vous : « Est-ce-que je préfère avoir ce sentiment ou est-ce que je préfère être heureux (ou heureuse) ? »

    Même si la réponse est encore « non », continuez avec la quatrième étape.

    Quatrième étape

    Posez-vous cette simple question : « Quand ? »

    Il s’agit d’une invitation à le faire là maintenant.

    Vous vous apercevrez peut être que vous êtes simplement en train de lâcher prise.

    Cinquième étape

    Répétez les quatre étapes précédentes aussi souvent que nécessaire jusqu’à ce que vous soyez libre de ce sentiment. Vous vous apercevrez probablement que vous êtes en train de lâcher prise un peu à chaque étape du processus. Les résultats au début peuvent être assez subtils, mais très rapidement, si vous êtes persévérant, les résultats seront de plus en plus remarquables. Vous vous apercevrez peut être que vous avez des couches de sentiments sur un sujet particulier. Dans tous les cas, l’objet de votre lâcher prise est parti pour de bon.

    Plus à venir bientôt … garder un œil sur votre messagerie.

    Avec amour,

    Hale


    Pour aller plus loin, vous pouvez :

  • Comment réintégrer une partie de son ombre avec le processus 3-2-1 de gestion de l’ombre ?

    Comment réintégrer une partie de son ombre avec le processus 3-2-1 de gestion de l’ombre ?

    Qu’est-ce que l’ombre ? Et pourquoi est-il important de la réintégrer ?

    L’ombre est la partie de notre psyché qui est cachée, et inconsciente. L’ombre contient l’ensemble des qualités que nous avions très jeune, et qui n’ont pas été acceptées par nos parents, nos enseignants, et la société de façon plus générale.
    Chaque fois que nous faisions preuve d’une qualité « inacceptable », la partie de notre « être » faisant preuve de cette qualité s’est vue être interdite, et nous l’avons mise à l’écart, dans l’ombre.
    Avec cette mise à l’écart, nous ne nous sommes pas seulement séparés des aspects négatifs de cette qualité « inacceptable », mais nous nous sommes également coupés de ses aspects positifs.
    En faisant cela, nous avons perdu l’accès à une partie de nous-mêmes, de notre force de vie, et de notre énergie créatrice.

    Comment faire pour réintégrer ces parties de nous-mêmes que nous avons mises à l’écart, et ainsi récupérer davantage de créativité, davantage de force de vie, davantage de nous-mêmes ?

    C’est l’objet de cet article.

    Nous allons voir comment utiliser le processus 3-2-1 (créé par Ken Wilber et ses associés de l’Institut Intégral) pour réintégrer une partie de notre ombre.

    NB : Le travail sur l’ombre est l’une des 4 piliers d’une pratique de vie intégrale (les trois autres sont : le travail sur le corps, le travail sur le mental, et le travail sur l’Esprit).

    Le processus 3-2-1 de gestion de l’ombre

    Le processus 3-2-1 qui permet de réintégrer une partie de notre ombre se décompose en plusieurs parties :

    • choisir sur quoi on veut travailler
    • faire face à cette ombre (description à la 3ème personne de l’ombre)
    • parler à cette ombre (dialogue à la 2ème personne avec l’ombre)
    • devenir/être cette ombre (se mettre à la place de l’ombre = 1ère personne)

    Souvent on résume ce processus par : « Lui faire face » (Face it), « Lui parler » (Talk to it), et « Devenir/Etre Elle » (Be it).

    1. Choisir sur quoi on veut travailler

    Choisissez une personne « difficile », soit une personne qui vous attire, voire qui vous obsède, soit une personne qui vous dégoûte ou qui vous irrite, ou soit une personne qui vous dérange ou qui vous agace, voire vous énerve.
    Ça peut être par exemple : un amant, un patron, ou un parent. Il s’agit de prendre une personne avec qui vous avez une « charge émotionnelle ».

    Cela peut également être une entité dans un rêve (pour laquelle vous avez une émotion forte), ou une sensation corporelle forte.

    Sachez aussi qu’il n’y a pas que des ombres négatives. Il existe également des ombres positives, qu’on appelle aussi ombres dorées.

    2. Lui faire-face

    Maintenant imaginez cette personne, et décrivez les caractéristiques qui vous irrite ou qui vous attire chez cette personne.

    Parlez de cette personne à haute voix, ou en la décrivant dans votre journal. Parlez de cette personne à la 3ème personne en utilisant des pronoms tels que : « il », « elle », « cela », « ils », « elles ». N’essayez pas d’avoir un discours correct ou nécessairement poli. Allez vraiment creuser ce qui est présent, et n’ayez pas peur d’utiliser un vocabulaire parfois très explicite. Cette personne n’est pas là pour vous écouter, ou pour vous lire. Lâchez-vous !

    3. Lui parler

    Ensuite, commencez un dialogue imaginaire avec cette personne. Parlez à la 2ème personne (avec des pronoms tels que « tu » ou « vous »). Parlez comme si cette personne était présente dans la même pièce que vous. Dites-lui ce qui vous dérange chez elle. Posez-lui des questions telles que : « Pourquoi est-ce que tu me fais ça à moi ? » ; « Qu’est-ce que tu veux de moi ? » ; « Qu’essaies-tu de me montrer ? » ; « Qu’as-tu à m’enseigner ? ». Imaginez ce que cette personne pourrait réellement répondre à ces questions.

    Souvent, cela m’aide de me demander : « Pourquoi cette personne fait-elle quelque chose comme ça ? Qu’est-ce qu’elle y gagne ? ». Et j’essaie de trouver la qualité positive sous-jacente à son comportement négatif.

    4. Devenir/Etre elle

    Enfin, mettez-vous à la place de cette personne. Soyez elle. Prenez les qualités de cette personne (ou situation, ou sensation corporelle) et mettez-les à la 1ère personne (« je »). Voyez le monde à travers les yeux de cette personne.

    Finissez en disant « Je suis … » (en continuant par les qualités décrites précédemment ». Et vivez ce que cela vous fait. Ressentez vraiment ce que cela vous fait d’avoir une partie de vous-même qui soit comme cette personne. Essayez vraiment de vous connecter à cette partie de vous-même qui est comme cette personne sur qui vous travaillez. Au début, ça sera un peu étrange, et c’est tout à fait normal, puisque c’est une partie que vous aviez mis à l’écart de votre psyché. Continuez.

    Demandez-vous : « Est-ce possible qu’une partie de moi soit comme cette personne ? »

    Vous saurez si le processus a fonctionné parce que vous vous sentirez mieux et plus léger, voire un peu étourdi/frivole.

    Exemple

    • Lui faire face :

    Georges juge son collègue Christophe comme quelqu’un de pas ambitieux, et de pas vraiment courageux. Pour lui, Christophe se contente d’un job moyen qui ne le rend pas vraiment heureux, et Georges ne peut s’empêcher d’avoir l’impression que Christophe rate un peu sa vie.

    • Lui parler :

    – Georges : Pourquoi est-ce que tu restes dans ce job-là Christophe ?
    – Christophe : C’est un job bien payé, qui est tranquille, et que j’aime bien.
    – Georges : Pourquoi est-ce que tu ne crées pas ta propre entreprise ?
    – Christophe : Je préfère ce que j’ai actuellement. C’est moins risqué, et ça demande moins de boulot.

    • Devenir/Etre elle :

    Georges « devient » Christophe. Georges dit : « Je veux de la sécurité, et une vie prévisible et paisible ».

    Besoin d’aide

    Normalement, le processus 3-2-1 est un processus qui a été créé pour pouvoir être utilisé seul, mais si cela reste obscur pour vous, n’hésitez pas à me contacter pour un accompagnement individuel.

    Quelques références (et sources de l’article)

    Quelques références sur le processus 3-2-1 (en anglais) :

    Auteur : Kévin Solinski – Date : 25 Janvier 2016