Auteur/autrice : Kevin

  • L’art du lâcher prise (avec la méthode Sedona)

    L’art du lâcher prise (avec la méthode Sedona)

    Introduction à la méthode Sedona®

    (Traduction d’un email de Hale Dwoskin, avec son autorisation, par Kévin Solinski)

    Comme pour tout processus ou perspective, plus vous l’explorez et plus d’énergie vous y mettrez dedans, plus vous obtiendrez en retour.

    Ici, voici un peu de ce que vous pouvez attendre du lâcher prise : http://community.sedona.com/60-days-letting-go/

    Une revue du processus de base

    Aujourd’hui, nous allons utiliser le processus de base pour clarifier quelques-uns des problèmes typiques dont je m’occupe dans mes retraites avec les étudiants qui commencent. Je veux que vous soyez conscient de cela dès maintenant pour vous aider à lâcher prise aussi facilement que possible.

    Nous posons trois questions basiques au début du cours :

    Est-ce que vous pouvez lâcher prise ?

    Est-ce que vous voulez lâcher prise ?

    Quand ?

    Qu’est-ce que veulent dire ces questions ?

    Ce qui suit est quelques simples étapes à suivre, lorsque vous travaillez les six premiers enregistrements. S’il vous plait, rappelez-vous que vous n’aurez pas appris la méthode Sedona® en entier tant que vous n’aurez pas écouté les 20 enregistrements audio. Le cœur de la méthode Sedona ® est sa capacité à vous aider à arriver à la racine de toutes vos limitations, et de lâcher prise au niveau le plus profond. Nous ne commençons ce travail qu’à partir de l’enregistrement numéro cinq.

    Note du traducteur : les enregistrements sont en anglais, le livre de la méthode Sedona ® a été traduit en français. En tant que francophone, je pense que c’est déjà un très bon début de commencer par ce livre.

    Première étape

    Focalisez-vous sur votre problème, et ensuite autorisez-vous à ressentir tout ce que vous ressentez dans ce moment. Ceci peut sembler simple, mais c’est nécessaire. La plupart d’entre nous vivons dans nos pensées, images, histoires à propos du passé et du futur, plutôt que d’être attentif à ce que nous ressentons dans le moment présent. Hors le seul instant où nous pouvons vraiment faire quelque chose sur notre ressenti (et donc sur notre métier ou notre vie) est MAINTENANT.

    Deuxième étape

    Posez-vous l’une des trois questions suivantes : « Est-ce-que je peux laisser ce sentiment s’en aller ? » ou « Est-ce-que je peux laisser ce sentiment être ici ? » ou « Est-ce-que je peux accueillir ce sentiment ? »

    Ces questions vous demandent seulement s’il vous est possible d’agir. « Oui » ou « non » sont toutes deux des réponses acceptables. Vous allez souvent lâcher prise même quand vous direz « non ». Faites de votre mieux pour répondre à la question que vous avez choisie tout en ayant un minimum de pensée, en restant à l’écart d’une évaluation de vous-même ou d’un débat interne sur les mérites de cette action et de ses conséquences.

    Toutes les questions utilisées dans ce processus sont délibérément simples. Elles ne sont pas importantes en elles-mêmes, mais sont conçues pour vous indiquer l’expérience du lâcher prise. Continuez avec la troisième étape peu importe la réponse à votre première question.

    Troisième étape

    Peu importe avec quelle question vous avez commencé, posez-vous cette simple question : « Est-ce-que je le veux ? » En d’autres mots : « Est-ce-que j’en ai la volonté ? »

    Encore une fois, restez à l’écart de tout débat interne. Rappelez-vous également que vous êtes toujours en train d’effectuer ce processus pour vous-même dans le but d’obtenir votre propre souveraineté et clarté. Il n’est pas important que le sentiment soit justifié, de longue date ou juste.

    Si la réponse est non, ou si vous n’êtes pas certain (ou certaine), demandez-vous : « Est-ce-que je préfère avoir ce sentiment ou est-ce que je préfère être heureux (ou heureuse) ? »

    Même si la réponse est encore « non », continuez avec la quatrième étape.

    Quatrième étape

    Posez-vous cette simple question : « Quand ? »

    Il s’agit d’une invitation à le faire là maintenant.

    Vous vous apercevrez peut être que vous êtes simplement en train de lâcher prise.

    Cinquième étape

    Répétez les quatre étapes précédentes aussi souvent que nécessaire jusqu’à ce que vous soyez libre de ce sentiment. Vous vous apercevrez probablement que vous êtes en train de lâcher prise un peu à chaque étape du processus. Les résultats au début peuvent être assez subtils, mais très rapidement, si vous êtes persévérant, les résultats seront de plus en plus remarquables. Vous vous apercevrez peut être que vous avez des couches de sentiments sur un sujet particulier. Dans tous les cas, l’objet de votre lâcher prise est parti pour de bon.

    Plus à venir bientôt … garder un œil sur votre messagerie.

    Avec amour,

    Hale


    Pour aller plus loin, vous pouvez :

  • “Que faire pour aller mieux ?” selon une approche intégrale

    “Que faire pour aller mieux ?” selon une approche intégrale

    Il me semble avoir lu dans un des livres de Ken Wilber, l’auteur de la vision intégrale, qu’une étude a été réalisée entre deux groupes d’étudiants : le premier groupe se concentrant uniquement sur leurs études sans faire de sport, et le second se concentrant sur leurs études tout en pratiquant une activité sportive. L’étude révèle que le second groupe a eu de meilleurs résultats à leurs examens universitaires.
    Cette étude (si elle est vraie) résume assez bien ce qu’est une approche intégrale appliquée au développement humain.
    Il s’agit de se développer dans différents aspects de sa vie pour améliorer tous les aspects de sa vie.
    Les quatre quadrants de la vision intégrale nous informent qu’il est important de prendre en compte chacun des quadrants si on ne veut pas que tous les quadrants soient en difficulté.

    Les quatre quadrants :

     IntérieurExtérieur
    IndividuJE = Intérieur de l’individuCELA = Extérieur de l’individu
    CollectifNOUS = Intérieur du collectifCEUX = Extérieur du collectif

    Pour aller mieux, …

    … le quadrant de l’intérieur de l’individu (JE) nous invite à :

    • apprendre à méditer
    • apprendre à gérer nos émotions (par exemple en cultivant l’art du lâcher prise, en faisant du théâtre ou de l’impro, en cultivant l’art de la gratitude, en sortant de l’hypnose collective en regardant moins la télévision voire plus du tout, et en surfant moins sur les réseaux sociaux)
    • remettre en question nos croyances (à l’aide du coaching par exemple)
    • soigner nos blessures d’enfant et nos traumas (à l’aide d’une psychothérapie, d’une soma-thérapie, ou de bien d’autres méthodes de développement personnel)
    • regarder nos démons intérieurs et à réintégrer notre ombre (voir mes autres articles sur le travail sur l’ombre – shadow work en anglais)
    • prendre le temps de développer sa créativité artistique
    • prendre le temps d’écrire un journal intime

    … le quadrant de l’extérieur de l’individu (CELA) nous invite à :

    • faire attention à notre alimentation. Sur ce point, je pense important de préciser que peu de médecins sont formés à l’importance de l’alimentation dans la santé. Notamment, j’ai pu expérimenté sur ma propre santé, suivant les conseils de mon médecin, l’importance de ne pas manger des aliments auxquels je suis intolérant (il existe un test sanguin pour cela), et aussi de faire attention à manger des aliments qui m’apportent les éléments de bases pour mes cellules, et pour mes neurotransmetteurs (il existe aussi un test urinaire pour connaître notre niveau de sérotonine, d’adrénaline, de dopamine, etc.).
    • faire du sport (ou des activités physiques) plusieurs fois par semaine, et si on est pas habitué (comme moi), on peut commencer par :
      • prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur
      • marcher ou faire du vélo au lieu d’utiliser la voiture
      • se promener régulièrement dans la nature
      • danser quelques minutes chaque jour
      • faire du jardinage
      • etc.
    • prendre le temps de donner et de recevoir des câlins et des caresses (c’est bête de le noter, mais je sais maintenant que j’en ai beaucoup manqué dans le passé)
    • prendre le temps de se faire masser

    … le quadrant de l’intérieur du collectif (NOUS) nous invite à :

    • faire attention à nos relations, en évitant certaines relations toxiques (harcèlements, manipulation, pervers narcissique, etc.)
    • voir régulièrement nos amis, notre famille
    • participer à des activités sociales et à des groupes qui nous inspirent et nous motivent
    • être curieux de découvrir de nouvelles cultures et de nouveaux groupes
    • être curieux de mieux comprendre les personnes qui sont différentes de nous (en les écoutant sans jugement)

    … le quadrant de l’extérieur du collectif (CEUX) nous invite à :

    • faire attention à notre lieu de vie (qu’il soit bien rangé, sain, hygiénique, sécurisé, chaleureux, dans un pays en paix, etc.)
    • faire attention à la nature et à notre environnement
    • améliorer les systèmes dans lesquels nous vivons (vie politique, vie associative, etc.)
    • faire des études, ou simplement lire pour mieux comprendre certaines théories, méthodes, etc.

     

    Pour aller mieux, il est donc important de faire attention à chaque quadrant, car si un quadrant s’effondre, c’est tous les quadrants qui en souffrent.
    On peut bien imaginer comment l’effondrement d’un quadrant, dans les exemples ci-dessous, impactera tous les quadrants :

    • Intérieur de l’individu (JE) : maladie psychologique d’un leader
    • Extérieur de l’individu (CELA) : virus contagieux
    • Intérieur du collectif (NOUS) : relation toxique (pervers narcissique) ou culture toxique d’entreprise
    • Extérieur du collectif (CEUX) : pays en guerre

     

    Auteur : Kévin Solinski – Date : 21 novembre 2016

  • Comment réintégrer une partie de son ombre avec le processus 3-2-1 de gestion de l’ombre ?

    Comment réintégrer une partie de son ombre avec le processus 3-2-1 de gestion de l’ombre ?

    Qu’est-ce que l’ombre ? Et pourquoi est-il important de la réintégrer ?

    L’ombre est la partie de notre psyché qui est cachée, et inconsciente. L’ombre contient l’ensemble des qualités que nous avions très jeune, et qui n’ont pas été acceptées par nos parents, nos enseignants, et la société de façon plus générale.
    Chaque fois que nous faisions preuve d’une qualité « inacceptable », la partie de notre « être » faisant preuve de cette qualité s’est vue être interdite, et nous l’avons mise à l’écart, dans l’ombre.
    Avec cette mise à l’écart, nous ne nous sommes pas seulement séparés des aspects négatifs de cette qualité « inacceptable », mais nous nous sommes également coupés de ses aspects positifs.
    En faisant cela, nous avons perdu l’accès à une partie de nous-mêmes, de notre force de vie, et de notre énergie créatrice.

    Comment faire pour réintégrer ces parties de nous-mêmes que nous avons mises à l’écart, et ainsi récupérer davantage de créativité, davantage de force de vie, davantage de nous-mêmes ?

    C’est l’objet de cet article.

    Nous allons voir comment utiliser le processus 3-2-1 (créé par Ken Wilber et ses associés de l’Institut Intégral) pour réintégrer une partie de notre ombre.

    NB : Le travail sur l’ombre est l’une des 4 piliers d’une pratique de vie intégrale (les trois autres sont : le travail sur le corps, le travail sur le mental, et le travail sur l’Esprit).

    Le processus 3-2-1 de gestion de l’ombre

    Le processus 3-2-1 qui permet de réintégrer une partie de notre ombre se décompose en plusieurs parties :

    • choisir sur quoi on veut travailler
    • faire face à cette ombre (description à la 3ème personne de l’ombre)
    • parler à cette ombre (dialogue à la 2ème personne avec l’ombre)
    • devenir/être cette ombre (se mettre à la place de l’ombre = 1ère personne)

    Souvent on résume ce processus par : « Lui faire face » (Face it), « Lui parler » (Talk to it), et « Devenir/Etre Elle » (Be it).

    1. Choisir sur quoi on veut travailler

    Choisissez une personne « difficile », soit une personne qui vous attire, voire qui vous obsède, soit une personne qui vous dégoûte ou qui vous irrite, ou soit une personne qui vous dérange ou qui vous agace, voire vous énerve.
    Ça peut être par exemple : un amant, un patron, ou un parent. Il s’agit de prendre une personne avec qui vous avez une « charge émotionnelle ».

    Cela peut également être une entité dans un rêve (pour laquelle vous avez une émotion forte), ou une sensation corporelle forte.

    Sachez aussi qu’il n’y a pas que des ombres négatives. Il existe également des ombres positives, qu’on appelle aussi ombres dorées.

    2. Lui faire-face

    Maintenant imaginez cette personne, et décrivez les caractéristiques qui vous irrite ou qui vous attire chez cette personne.

    Parlez de cette personne à haute voix, ou en la décrivant dans votre journal. Parlez de cette personne à la 3ème personne en utilisant des pronoms tels que : « il », « elle », « cela », « ils », « elles ». N’essayez pas d’avoir un discours correct ou nécessairement poli. Allez vraiment creuser ce qui est présent, et n’ayez pas peur d’utiliser un vocabulaire parfois très explicite. Cette personne n’est pas là pour vous écouter, ou pour vous lire. Lâchez-vous !

    3. Lui parler

    Ensuite, commencez un dialogue imaginaire avec cette personne. Parlez à la 2ème personne (avec des pronoms tels que « tu » ou « vous »). Parlez comme si cette personne était présente dans la même pièce que vous. Dites-lui ce qui vous dérange chez elle. Posez-lui des questions telles que : « Pourquoi est-ce que tu me fais ça à moi ? » ; « Qu’est-ce que tu veux de moi ? » ; « Qu’essaies-tu de me montrer ? » ; « Qu’as-tu à m’enseigner ? ». Imaginez ce que cette personne pourrait réellement répondre à ces questions.

    Souvent, cela m’aide de me demander : « Pourquoi cette personne fait-elle quelque chose comme ça ? Qu’est-ce qu’elle y gagne ? ». Et j’essaie de trouver la qualité positive sous-jacente à son comportement négatif.

    4. Devenir/Etre elle

    Enfin, mettez-vous à la place de cette personne. Soyez elle. Prenez les qualités de cette personne (ou situation, ou sensation corporelle) et mettez-les à la 1ère personne (« je »). Voyez le monde à travers les yeux de cette personne.

    Finissez en disant « Je suis … » (en continuant par les qualités décrites précédemment ». Et vivez ce que cela vous fait. Ressentez vraiment ce que cela vous fait d’avoir une partie de vous-même qui soit comme cette personne. Essayez vraiment de vous connecter à cette partie de vous-même qui est comme cette personne sur qui vous travaillez. Au début, ça sera un peu étrange, et c’est tout à fait normal, puisque c’est une partie que vous aviez mis à l’écart de votre psyché. Continuez.

    Demandez-vous : « Est-ce possible qu’une partie de moi soit comme cette personne ? »

    Vous saurez si le processus a fonctionné parce que vous vous sentirez mieux et plus léger, voire un peu étourdi/frivole.

    Exemple

    • Lui faire face :

    Georges juge son collègue Christophe comme quelqu’un de pas ambitieux, et de pas vraiment courageux. Pour lui, Christophe se contente d’un job moyen qui ne le rend pas vraiment heureux, et Georges ne peut s’empêcher d’avoir l’impression que Christophe rate un peu sa vie.

    • Lui parler :

    – Georges : Pourquoi est-ce que tu restes dans ce job-là Christophe ?
    – Christophe : C’est un job bien payé, qui est tranquille, et que j’aime bien.
    – Georges : Pourquoi est-ce que tu ne crées pas ta propre entreprise ?
    – Christophe : Je préfère ce que j’ai actuellement. C’est moins risqué, et ça demande moins de boulot.

    • Devenir/Etre elle :

    Georges « devient » Christophe. Georges dit : « Je veux de la sécurité, et une vie prévisible et paisible ».

    Besoin d’aide

    Normalement, le processus 3-2-1 est un processus qui a été créé pour pouvoir être utilisé seul, mais si cela reste obscur pour vous, n’hésitez pas à me contacter pour un accompagnement individuel.

    Quelques références (et sources de l’article)

    Quelques références sur le processus 3-2-1 (en anglais) :

    Auteur : Kévin Solinski – Date : 25 Janvier 2016